Mood

No sugar baby !

La semaine dernière je me suis lancée tête baissée (lisez : sans réfléchir) dans un challenge assez inattendu pour moi : le no sugar ! Et croyez-moi, il valait mieux ne pas y réfléchir à l’avance pour ne pas prendre le risque de ne jamais essayer ! Bon je vous raconte …

Parmi tous les affolants reportages supposés nous ouvrir les yeux sur les méfaits de notre alimentation, j’ai longtemps tenté d’ignorer ceux qui étudiaient « le grand méchant sucre » (blanc surtout). Il faut dire qu’à la moindre excuse, je plonge dans le bien nommé « tiroir à crasses » pour me récompenser, me réconforter, me consoler, fêter ou tout simplement grignoter [je sais c’est mal].

Du coup je ne sais vraiment pas quelle mouche m’a piquée la semaine dernière. Je soupçonne qu’avoir vu des proches arrêter le sucre et fondre comme neige au soleil (mon vain combat) a dû attirer mon attention.

Toujours est-il que lundi dernier, sur un groupe privé Facebook, je me suis lancée dans d’interminables conversations à ce sujet. Que s’est-il passé durant la nuit ? Est-ce l’effet de la pleine lune ? Aucune idée mais le lendemain j’ai arrêté le sucre (et j’ai aussi beaucoup « souffert » du manque, ne nous mentons pas).

Le grand méchant sucre se cache partout

Saviez-vous que la consommation moyenne de sucre par personne et par an est passée de 1 à 35 kg en un siècle ? C’est énorme !

L’une des raisons de cette augmentation c’est l’industrialisation de notre alimentation au détriment du « fait maison ». Le sucre est caché partout. Il sert à donner du goût et du réconfort à nos papilles d’êtres humains stressés et angoissés, nous rendant accro au passage. Il sert aussi de conservateur.

Etre faible devant un éclair au chocolat est une chose, être prise pour une bille par l’industrie en est une autre ! La semaine dernière j’ai donc ouvert mon frigo et regardé la composition de ce qui s’y trouvait. Sans surprise j’ai trouvé du sucre presque partout : dans le jambon cuit, dans le saumon fumé, dans la mayonnaise et la sauce tartare, dans une sauce pesto et dans une tapenade de poivrons rouges, dans les saucisses, dans ma rosette, …

Faites le test et ne cherchez pas uniquement le mot sucre dans la composition de vos aliments. Car le diable s’habille aussi sous des noms plus savants comme sirop de maïs, dextrose, amidon, xylitol …

A moins de tout cuisiner « maison » à partir d’aliments non transformés, nous mangeons donc beaucoup de sucre sans le vouloir, alimentant sans doute une certaine forme d’addiction.

Cet état de fait couplé à mes fringales … c’en est trop ! Il est temps de réagir !

Mon plan d’attaque

Dans un premier temps je cherche à me désintoxiquer et cela ressemble assez fort à l’arrêt de la cigarette pour être honnête. Ma théorie c’est « vivre sans sucre pour apprendre à modérer et raisonner ma consommation par la suite ». Car non, je n’envisage pas une vie entière sans un morceau de chocolat, un gâteau d’anniversaire ou une bonne glace caramel au beurre salé (mmhhhh le caramel au beurre salé …).

L’ennemi à abattre ce sont les sucres ajoutés. Par ajoutés je veux dire « ajoutés par rapport aux aliments bruts non transformés ». Le sucre blanc, bombe de calories vides sans aucune valeur nutritionnelle, est idéalement à bannir pour toujours. Les autres sucres ajoutés sont bannis dans un premier temps, même les « bons » sucres (bons ou mauvais, le sucre c’est du sucre. Point) : sucre de canne non raffiné, sucre de coco, rapadura, miel, sirop d’agave ou d’érable, etc.

En pratique depuis une semaine …

○ J’ai éliminé le sucre de mon petit déjeuner (chocolat, miel, confiture, granola sucré, viennoiseries, sucre dans le yaourt, etc) et limité la consommation de pain.
○ J’évite toutes les sucreries : biscuits, chocolat, bonbons, glace, pâtisserie …
○ Je ne cuisine pas de pâtisserie maison, ni de recettes avec ajout de sucre (comme des chicons caramélisés ou une compote par exemple).
○ Pour ne pas tromper mes papilles, mes neurones (et mes émotions), j’évite aussi les boissons light et les édulcorants. Autant ne pas envoyer de mauvais signal.
○ Je limite ma consommation de fruits en privilégiant ceux qui sont moins riches en sucre comme les fraises, framboises, myrtilles, pêches, pamplemousses (à consommer frais, pas en boîte).
○ Je limite ma consommation de pain mais j’ai conservé les autres féculents (pâtes, riz, pommes de terre). Sans doute n’est-ce pas idéal mais il en va de ma réussite.
○ Je grignote des oléagineux : amandes, noisettes, noix, noix de cajou, pistaches. Oui ce sont des bombes caloriques …
○ Je bois encore du vin … (ce n’est pas idéal je sais mais j’ai déjà fait mon mois sans alcool).

Depuis que j’ai passé le cap de la première semaine, j’ai acheté du chocolat à 80% de cacao. A sortir une fois par jour max … en cas d’urgence.

Pourquoi je m’inflige cela …

Mon grand rêve, si je veux être tout à fait honnête, serait de perdre du poids. Mais ce n’est pas du tout la tendance qui se dessine actuellement sur ma balance. Il faut dire que je ne m’interdis pas de bien manger en dehors du sucre. J’ai arrêté le sucre ajouté mais je n’ai pas arrêté le plaisir !

Comme pour l’arrêt de la cigarette il y a quelques années, j’espère également diminuer certains risques liés à ma santé. Il y a quelques mois, un petit syndrome inflammatoire bénin mais non expliqué s’est manifesté lors d’une prise de sang. Il sera peut-être intéressant de comparer ces résultats à ceux du prochain check-up annuel (dans l’hypothèse où je tiens bon …). Je n’ignore pas non plus que j’ai un risque de diabète de type 2. Cela devrait me motiver.

Une chose est sûre, cette première semaine accomplie permet de me recadrer et de prendre conscience de ma faiblesse face au sucre. J’ai honte de le dire mais manger une seule mignonnette pouvait facilement me faire perdre le contrôle pour vider la boîte toute entière (24 mignonnettes … 240 gr de chocolat et hop !). J’espère donc que cette privation va me permettre de repartir sur de bonnes bases par la suite, d’apprendre la modération.

Les autres bienfaits annoncés par celles qui ont tenté l’expérience (souvent plus drastiquement que moi) : un teint éclatant, une plus belle peau, un meilleur sommeil, pas de coup de pompe, une forme olympique ! Pour le sommeil et les coups de pompe cela semble déjà se préciser mais c’est un peu tôt pour tirer des conclusions.

Pourquoi je vous dis tout cela

J’aurais pu le faire dans mon coin sans faire de bruit et sans prendre le risque de me planter « en public ». En parler sur le blog pourrait me permettre de booster ma motivation.

L’autre raison c’est l’intérêt qu’a suscité la publication d’une photo d’un petit déjeuner sans sucre sur ma page Facebook. Peut-être y a-t-il parmi vous des personnes motivées par un challenge similaire ? Si c’est le cas, dites-le moi en commentaire et soutenons-nous !

Alors ? Tenté(e) par cette aventure ?
Vous remarquez que j’ai parsemé cet article de photos destinées à tester votre éventuelle motivation
(ainsi que la mienne …)

Envie d’en savoir plus ?

Voici une petite playlist de vidéos que j’ai regardées pour me motiver mais aussi pour décider de la direction que prendrait ce challenge pour moi. Car c’est en voyant des « extrémistes du no sugar » que j’ai compris qu’il me faudrait raison garder pour avoir une petite change de tenir le coup. Non je ne traquerai pas le sucre sur chaque étiquette et je ne me priverai pas de pâtes.

– Danièle Gerkens : https://youtu.be/yN5ZVtQntw4
– Valérie Espinasse : https://youtu.be/BIbNWE75824
– Reportage France 5 : https://www.youtube.com/watch?v=Kt2ftvHfIjc

J’ai également acheté ce livre de recette « Sans sucre ajouté » pour avoir des idées de cuisine sans sucre. D’autres livres, déjà sur les étagères de ma cuisine, donnent également de bonnes idées, comme les livres Deliciously Ella et Deliciously Ella au quotidien

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1 Comment

  • Répondre
    Marion
    18 mai 2017 at 10 h 21 min

    Super article, ça donne envie ! A quand un challenge 1 mois sans sucre sur ta page Facebook ? 🙂

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